Ce produit est périmé. Encore bon, ou poubelle ?

Le yaourt de la semaine dernière, la conserve oubliée, le jambon du fond du tiroir : pour chaque produit, un verdict immédiat, le type de date (DLC sanitaire ou simple DDM) et la marge réelle après la date. 105 fiches factuelles, construites sur la réglementation française (DGCCRF, ANSES) et les durées indicatives USDA FoodKeeper.

Par famille de produits

Produits laitiers & œufs 16 produits — verdicts, type de date et marge Viande & charcuterie 13 produits — verdicts, type de date et marge Poisson & produits de la mer 10 produits — verdicts, type de date et marge Épicerie salée 18 produits — verdicts, type de date et marge Épicerie sucrée 13 produits — verdicts, type de date et marge Boissons 11 produits — verdicts, type de date et marge Pain, traiteur & plats préparés 13 produits — verdicts, type de date et marge Conserves & surgelés 11 produits — verdicts, type de date et marge

Ceux qu'on ne prolonge jamais

Pour 25 produits de nos fiches, la date est une vraie limite sanitaire (DLC) : passée, on jette — sans test à l'odeur, qui ne détecte pas les bactéries dangereuses. Quelques exemples :

ProduitDateVerdictFamille
Viande fraîche (pièces)DLCNon : ne prenez pas le risqueViande & charcuterie
Viande hachéeDLCNon : ne prenez pas le risqueViande & charcuterie
Poulet & volaille crusDLCNon : ne prenez pas le risqueViande & charcuterie
Jambon blancDLCNon : ne prenez pas le risqueViande & charcuterie
Lardons & baconDLCNon : ne prenez pas le risqueViande & charcuterie
Saucisses fraîchesDLCNon : ne prenez pas le risqueViande & charcuterie

Voir tous les produits à ne jamais manger périmés →

Comprendre en 1 minute

« Périmé », ça veut dire dangereux ?

Tout dépend de la date. Il en existe deux, et elles ne disent pas du tout la même chose : la DLC (« à consommer jusqu'au ») est une limite sanitaire — au-delà, le produit peut rendre malade, même s'il a l'air parfait. La DDM (« à consommer de préférence avant ») n'engage que la qualité — au-delà, le produit peut perdre goût ou texture, mais reste sûr s'il a été bien conservé. La différence expliquée en détail.

Pourquoi « sentir » ne suffit pas

Le nez détecte l'altération (aigreur, rance, moisi) — pas la contamination. Salmonelles, listeria et E. coli ne changent ni l'odeur, ni le goût, ni l'aspect d'un aliment. C'est exactement pour cela que la DLC existe : elle protège de ce que vos sens ne voient pas. Le test du nez est utile sur un produit à DDM ; il ne « valide » jamais une DLC dépassée.

Le gâchis évitable

Chaque Français jette environ 30 kg d'aliments par an, dont une bonne part de produits à DDM encore parfaitement consommables — jetés par confusion avec la DLC. Savoir lire la date, c'est à la fois moins de risques et moins de gaspillage : les deux vont ensemble, et c'est tout l'objet de ce site.

Données vérifiées le 24 juillet 2026. Les marges « après la date » indiquées pour les produits à DDM sont des repères de qualité, valables pour un produit correctement conservé dans son emballage intact — jamais une garantie individuelle. Les produits à DLC, eux, ne se prolongent pas. Ces informations générales ne remplacent pas les précautions particulières (femmes enceintes, personnes immunodéprimées, jeunes enfants : parlez-en à un professionnel de santé). Sources : economie.gouv.fr (DGCCRF) — DLC et DDM : quelles différences ? · ANSES — dates de péremption et bonnes pratiques d'hygiène · USDA FoodKeeper (durées indicatives de conservation).